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Kuroi


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MessagePosté le: Dim 29 Jan - 18:20 (2012) Sujet du message: Fic: Le pokémon Vampire (validée sur pokébip, 4 chapitres) Répondre en citant

Bon, je vous fait partager ma meilleure fic, selon mes lecteurs de pokébip:

Le pokémon Vampire :

Chapitre 1 : Désolation au pays des pokémons.


Il était une fois, au fin fond d'une sombre forêt, un pokemon solitaire et sauvage. Ce Pokémon terrifiant s'appelait Nosferati. Ses deux petits yeux rouges brillaient comme des flammes dans la nuit et épouvantaient les voyageurs de passage. Les égarés qui avaient le malheur de croiser sa route en gardaient un souvenir épouvantable. Les yeux exorbités, les mains tremblantes, les dents claquantes, ils racontaient comment, alors qu'ils marchaient tranquillement, ils avaient senti un souffle glacé sur leur cou, puis entendu un battement d'ailes.
C'était Nosferapti qui s'approchait, une lueur de meurtre dans le regard, ses ailes comme une cape noire, ses griffes en avant. Oui, ils en étaient sûrs, c'était un tueur en quête de chair fraiche. Il pouvait fondre sur eux n'importe quand, n'importe où, et dans le pays Pokémon on disait que c'était le rabatteur de toute une famille Nosferapti, des vampires, et qu'il était chargé de leur trouver des victimes pour leurs repas, victimes qu'ils vidaient de leur sang jusqu'à la dernière goutte.

Il parait que de temps en temps, quand le soleil était haut et l'air chaud, un braconnier tombait sur des restes humains ou des tas de vêtements déchirés. Personne désormais n'osait s'aventurer dans la forêt qui, avec le temps, était devenue impénétrable.

Tous les Pokémons alentours vivaient dans la peur et cela faisait belle lurette que les rues étaient désertes dès que le carillon de l'église sonnait 18h.
Cette situation était intolérable. Pour se rendre à l'école, les petits Pokémons rasaient les murs, se retournant sans cesse, sursautant au moindre bruit, terrorisés à l'idée de voir fondre sur eux l'ignoble chauve-souris.

Les vieux Drattak avaient la larme à l'œil en repensant à leur enfance, ce temps si lointain où ils s'amusaient et jouaient à cache-cache dans la forêt, partaient en riant chercher des baies Sitrus, cueillir des Champifrais, ramasser des feuilles pour faire des herbiers, aller taquiner les Pokémons plantes qui dormaient dans les arbres.

Ce temps-là était fini. Une chape de plomb était tombée sur la région. Les rires et les chants s'étaient éteints. Les mères faisaient des colliers avec de l'ail, censé éloigner les vampires, et des croix étaient installées à chaque coin de rue.

Rien ne semblait devoir changer. Où était passée la superbe des Simiabraz et des Etourvols ? Les plus faibles pleuraient en silence, les plus forts s'étaient résignés. Ils faisaient maintenant partie d'un pays maudit, abandonné par la lumière et par les dieux, et ils n'avaient plus d'autre choix que de courber la tête sous leur triste sort.

Pourtant, un jour, un mercredi je crois, quelque chose arriva. Cela se passa dans la dernière maison du village, celle qui était un peu à l'écart, avec un toit rouge et un petit auvent bleu, où habitait une famille de Pokémons dragons. Le petit dernier, un Draby aux écailles bleues et aux yeux pétillants de malice, n'était pas content. Sa mère, une grosse Drakaus, refusait de le laisser sortir.
Trop dangereux !

Un épais brouillard entourait la maison, et on ne voyait rien à deux mètres. L'humidité suintait sur les murs et le petit brasero au milieu de la pièce n'était d'aucune utilité. Encore une journée, longue et triste, ennuyeuse à mourir ! Pas d'amis, rien à faire, rien que le tête-à-tête avec sa mère, rien que la voir tressaillir à chaque bruit, attendre et attendre encore le retour du père, scruter la pendule avec angoisse, se tordre les mains devant chaque minute écoulée. Non, cela ne pouvait plus durer !

Draby avait trouvé, quand il était tout petit, un vieil album caché dans le bureau de son père. Il y avait des photos du passé, une en particulier qui montrait son grand père, un gigantesque Drattak bleu-métal, aux ailes de feu, qui avait été en son temps un des plus magnifiques Pokémons de la région. Son souffle brulant était capable d'embraser un séquoia à 100 mètres et faisait trembler les racailles. Il était beau, il était grand, et le petit Draby tournait et retournait la photo dans tous les sens. Il s'imaginait sur le dos de son grand père, la tête en arrière et le regard fier, en seigneur de la guerre parti combattre les forces du mal.

En ce temps-là, chaque prince avait son Pokémon dragon et son grand père avait été le compagnon du roi. Un lien unique les unissait, ils avaient échangé leur sang et juré de rester au service du bien toute leur vie, mais c'était fini maintenant. Son grand père était mort depuis longtemps. Il ne l'avait pas connu et sa mère n'en parlait jamais. Quand Draby voulait aborder le sujet, elle lui faisait signe de se taire. Il ne fallait pas y faire allusion. Nosferati avait des oreilles partout, cela lui déplairait sûrement et il fondrait sur eux pour les dépecer.

Le petit Draby en avait assez. Dans ses veines coulait un sang fier et noble. Il ne voulait plus courber la tête. Là-haut, dans le grand paradis Pokémon, il était certain que son grand père Drattak le regardait et l'encourageait.

Il n'avait jamais pu étendre ses ailes un seul jour de sa vie, prisonnier qu'il était de sa propre maison. S'il devait mourir en retrouvant son honneur, qu'importe, après tout ! Au moins, l'ennui serait fini, et avant de fermer les yeux pour toujours, il pourrait se dire : « J'ai vécu ». Mieux valait gouter au sel d'une vie brève et palpitante que mourir d'ennui comme Barpau dans sa mare.
Alors, le petit Draby remit la photo dans l'album. Le temps de la contemplation était terminé. Le temps de l'action commençait !






Chapitre 2 : Draby réagit.


Pour commencer, Draby devait fausser compagnie à sa mère. Il retourna quelques instants le problème avant de trouver une idée : il tomba sur le sol bruyamment en se tordant de douleur. Sa mère, qui regardait dehors pour la 10e
fois, se retourna vivement.
« Qu'est-ce que tu as ? Que se passe-t-il ? »
Draby prit une voix aigüe en se roulant par terre.
« Maman ! Je crois que j'ai fait une grosse bêtise ! Maman !! »
« Quoi ? Parle, enfin ! Qu'est ce que tu as ? »
« Je souffre, j'ai mal partout ! Je m'ennuyais, j'ai avalé les gousses d'ail qui trainaient sous mon lit, qui devaient me protéger... Va chercher Leveinard ! »

Une lueur dans le regard de la Drackaus lui fit craindre que la ficelle ne fût trop grosse. Se doutait-elle de quelque chose ? En aucun cas, il ne fallait la sous-estimer.

Pourtant, elle ne protesta pas. Draby savait combien il coutait à sa mère de sortir par cet épais brouillard alors que la nuit commençait à tomber. Il savait aussi que le chagrin de sa mère serait immense quand elle reviendrait et trouverait la maison vide, son seul enfant disparu. Quel drame ce serait ! Elle pousserait des hurlements terribles, peut-être même elle mourrait ! Sa vie était si dure dans ce village pourri ! Pauvre maman !
Vite, Draby écrivit un petit mot qu'il laissa sur la table :
« Maman ! Pardonne-moi ! Je t'aime, mais je pars volontairement. Je dois mettre fin à cette malédiction qui nous consume. Je pars combattre le monstre qui nous opprime et je ne reviendrai que lorsque je pourrai déposer à tes pieds la dépouille puante de Nosferati. Prie pour moi, maman, et surtout garde confiance en ma valeur et mon courage. Ton Draby ».

Le petit dragon avait les larmes aux yeux en écrivant ce billet, mais ce n'était pas le moment de s'apitoyer. Il avait rêvé d'être un héros, alors... l'heure avait sonné. Soit il continuait et partait à la rencontre de son destin, soit il attendait en pleurnichant le retour de sa mère. La pensée de son grand père lui donna du courage et il claqua la porte derrière lui.

L'atmosphère glaciale le saisit et le froid humide s'infiltra par tous les pores de sa peau. Il n'était pas très facile de se repérer, d'une part à cause du brouillard crépusculaire, d'autre part parce que ses sorties avaient toujours été réduites au strict minimum dans la crainte d'une mauvaise rencontre. Il entendit des pas.... Déjà sa mère ? Non, pas si tôt ! Il distingua la lourde masse de son père, courbé sous le poids de la fatigue et de la fatalité. Draby en fut content. Son père au bercail amortirait le choc quand sa mère reviendrait avec Leveinard.

Le petit dragon n'eut pas à se cacher. Le brouillard était si dense que le Drackaus passa à côté de lui sans même soupçonner sa présence. Il attendit que son père s'enfermât dans la maison pour reprendre sa route. Il décida d'aller toujours tout droit, le village étant dans son dos. Ce qu'il fallait avant tout, c'était rester sur le chemin. Tous les vieux le certifiaient. Il ne fallait surtout pas quitter la route et se mettre à errer dans la lande, sinon c'était la mort assurée. Le mieux était de marcher en regardant par terre, de ne pas quitter ses pieds du regard.

Le silence autour de lui était palpable. Il sursauta quand il entendit au loin un Graheyna hurler à la mort. Enfin, le hurlement n'était peut-être pas aussi lointain qu'il l'aurait souhaité. Il accéléra le pas, essayant de percer la nuit du regard. La lune était pleine, et difficilement visible à travers l'écharpe de brume.
Draby sentit un frisson lui parcourir l'échine mais il n'était pas certain que ce fut de froid.

Le hurlement reprit et la panique le saisit. Draby se mit à courir de toute la force de ses petites pattes. Il avait décidé qu'il serait un héros un peu plus tard.
Dans l'immédiat, il voulait retrouver la douce chaleur du giron maternel, dévorer une tonne de baies Algas tout en écoutant ronronner son petit Lixy.

Il commença à pleurer tout en courant. Il étendit ses ailes pout aller plus vite. Il trébucha, se releva, trébucha encore. Ses pieds étaient en sang. Le souffle lui manqua et il fut obligé de s'arrêter. Il entendait le bruit de son cœur battant la chamade et sa respiration haletante.

« Draby, calme-toi ! » Avait-il parlé à voix haute ? Etait-ce sa conscience ? Ou bien le fantôme de son grand père qui établissait un contact ? Il n'aurait su le dire, mais la raison lui revint en même temps que le souffle. Rentrer à la maison ? Être un petit bébé à sa maman ? Etait-ce cela qu'il souhaitait ? Ridicule ! Il était de la lignée des rois, des princes, de la lignée des grands combattants qui marquent l'histoire et dont on se raconte les exploits pendant des siècles.

Allez, en route ! En route ? Quelle route ?? Le dragon regarda ses pieds, sa bouche devint sèche, ses pupilles s'agrandirent : il n'était plus sur le chemin !
Dans la panique, il avait quitté la route. Il était au milieu de nulle part ! Sur 3 côtés, une lande avec des touffes de bruyères pelées et sur le dernier côté s'étendait la forêt.

Draby était en danger de mort. Les grands arbres étaient comme les sentinelles d'une armée de l'ombre. 1 contre 1000, beau rapport de forces !
Il se sourit à lui-même : Il n'avait plus peur ! Il rejeta la tête en arrière, étendit ses ailes et cracha une colonne de feu en direction du ciel. Il était vivant, jeune et fort, et ses armes étaient puissantes ! Le sang de son grand père lui réchauffa les
veines, le souvenir de tous les grands Drattaks le galvanisa et il entra dans la forêt.

Il marchait au hasard, en restant sur ses gardes. Il avançait très lentement, tellement la forêt était dense, épaissie de ronces, pleine de creux et de bosses. Personne depuis si longtemps n'osait plus s'aventurer dans ces parages que la végétation avait pris une ampleur extraordinaire. Il ne savait pas quelle heure il était mais il présumait que la nuit était déjà fort avancée. Il ne sentait plus la fatigue ni le froid, et la faim ne le tenaillait pas encore.





Chapitre 3 : La rencontre.


Combien de temps se fraya-t-il un chemin parmi sous-bois, taillis et futaies, il n'aurait su le dire. Mais un tout petit bruit rompit la monotonie du parcours. Draby tendit l'oreille. Le petit bruit reprit, une sorte de bruissement, quelque chose de très léger, comme un papier que l'on froisse. Le petit dragon garda une immobilité absolue. Il repassait dans sa tête toutes les histoires qu'il entendait depuis toujours et connaissait par cœur. Les récits des rencontres entre Nosferati et les voyageurs égarés avaient tous un point commun : chaque fois, la panique étreignait les victimes qui se mettaient à courir dans tous les sens, poussaient des hurlements, perdaient tous leurs moyens.

Cette fois, il fallait que ce fût différent. Draby avait un avantage : il cherchait la rencontre, il était en alerte. Il n'y aurait aucun effet de surprise.
Il se voulait parfaitement lucide. Il fallait rester en pleine possession de ses facultés mentales. Ainsi, il put analyser le bruit qui était très certainement un bruit d'ailes. Il fallait rester d'une immobilité de marbre. Rien ne laissait supposer qu'il avait été repéré. Draby se tourna très lentement dans la direction où il supposait la source du bruit.
Le spectacle qu'il découvrit faillit lui arracher un cri et le trahir. A quelques mètres de lui se tenait Nosferati. « Le » Nosferapti, le grand, le terrible, celui qui terrorisait une région depuis des années, celui qui avait transformé en larves un peuple de Pokémons joyeux et fiers, eh bien ! ce Nosferapti venait de se poser là, tranquillement, dans une petite clairière. L'aube qui pointait doucement apportait une légère lueur. Draby, accroupi derrière une touffe, voyait distinctement la chauve-souris avancer calmement, frotter ses ailes d'un mouvement de tête, fermer et ouvrir ses grands yeux aux prunelles rouges.
Le retour du jour signifiait pour elle la fin de la chasse. Nosferapti se préparait au sommeil.

Sans le savoir, Draby avait découvert l'antre de la bête, et aux pieds du monstre nocturne une litière de feuilles et de petit bois s'étalait. Il y avait un peu plus loin, très bien rangées, des petites boites empilées. L'occasion était parfaite pour capturer le monstre, épuisé par sa nuit et abaissant ses défenses avant un sommeil réparateur.

Le petit dragon décida d'envoyer un jet de feu sur la branche surplombant la couche du vampire. Celle-ci se briserait alors et assommerait l'animal. Il suffirait alors de s'approcher et de la mettre en pièces, ou bien de le ficeler avec des lianes et de le livrer aux villageois. Un petit frémissement de plaisir le saisit en pensant à sa gloire future. Il se voyait déjà porté en triomphe, adulé, adoré. Que ses parents seraient heureux !

Un bâillement de la bête le ramena sur terre. Il fallait patienter encore un petit moment, jusqu'à l'endormissement total. Le dragon se mit en position en essayant de ne faire aucun bruit. Ce n'était pas très facile car ses membres engourdis étaient moins obéissants et la faim commençait à le tenailler. Les minutes comptaient double. Enfin, les lourdes paupières du vampire s'abaissèrent, protégeant sa rétine de la morsure du jour.

Draby prit sa respiration, rejeta la tête en arrière en visant la branche et fit jaillir un jet puissant. Malheureusement, le petit-fils du grand Drattak avait un peu trop présumé de sa puissance Dracosouffle. Il essaya d'embrayer immédiarement avec une attaque Dracorage mais Draby n'en avait pas la capacité. Du rêve à la réalité, il y a un pas que le petit dragon avait oublié : celui de l'entraînement !

Le petit Pokémon avait oublié qu'il ne faut pas confondre fierté et orgueil, courage et témérité. La réalité se rappelait à lui avec brutalité et son petit cœur se mit à palpiter à toute vitesse. Nosferapti se dressa d'un bond et fit face. Malgré la fatigue, il se dressait fièrement. Il envoya immédiatement une attaque Ultrasons qui rendit confus Draby. Celui-ci ne savait plus où il était, tout tournoyait, il ne pouvait plus tenir sur ses jambes. Il entendit de très loin le rire sardonique du monstre qui emplissait l'air, puis ce fut le noir.....

Quand Draby ouvrit les yeux, il lui fallut plusieurs minutes avant de retrouver ses esprits. Il était allongé sur la litière de feuilles et de bois, un chiffon humide sur sa gorge asséchée. Il essaya de parler, mais ne put proférer un son. C'est un cri muet qui sortit de son gosier.

Nosferapti était à son côté et le regardait en souriant. Il leva son aile poilue en un geste d'apaisement, et prit la parole.




Chapitre 4 : Nosferapti se révèle.


« Draby, calme-toi. Je vais tout t'expliquer. Mon histoire est longue et tu dois ménager tes forces. Cela fait plusieurs jours que tu es inconscient. Je t'ai veillé jour et nuit. Je te demande pardon. Je suis sur le point d'évoluer en Nosferalto, et j'ai mal apprécié la puissance de mon attaque Ultrasons sur un Pokémon novice comme toi. Cependant, j'admire ton courage. Tu es le premier
Pokémon qui ne soit pas Poison à qui j'adresse la parole depuis des années.

Mes parents, un couple de Nostenfer pourtant très aguerris, ont été massacrés alors que je venais de naître par un groupe de Raïchus qui ont lancé une attaque électrique qui leur fut fatale. Ma pauvre mère a juste eu le temps de me cacher dans un trou sous un rocher. Dans mon grand malheur, j'ai eu la chance d'y découvrir une Pokémon Séviper qui m'a élevé comme une mère.

Cependant, dans mon cœur, il n'y avait aucune haine car autour de moi ne régnaient que gentillesse et amour. Ma deuxième maman veillait sur moi et m'enseignait toutes les attaques de ma race et l'histoire des grands Pokémons Poisons, qui font notre fierté.

Avec nous vivait tout le petit peuple des Pokémons Poisons, tous les mal aimés, les puants, les vilains, les Smogogos, les Miamiasmes, les Arboks. Nous étions si heureux, tous ensemble !

Malheureusement, un jour, un séisme survint et nous engloutit tous. Par je ne sais quel hasard, je réchappai seul du désastre. Pour la deuxième fois de ma courte vie, tout mon univers était anéanti et je me retrouvais seul.

Alors, je pris la route à la recherche d'un autre monde, un monde où, moi aussi, j'aurais ma place. Quand j'arrivai ici, je crus d'abord être au paradis. C'était le cadre idéal. Une grande forêt remplie de baies Oran, des milliers de petits recoins secrets et, oh bonheur suprême ! la décharge du village où j'adorais plonger, fouiner et découvrir plein de petites surprises.

Hélas, je déchantai bientôt ! Ma seule vue provoquait des réactions insoutenables. Dès que j'apparaissais, ce n'était que cris et hurlements ; je n'avais pas le temps d'ouvrir la bouche que tout le monde s'était enfui. Je devenais le paria, le haï, le détesté, l'ennemi public numéro 1, alors que pourtant je n'avais rien fait, rien dit.

La solitude devint ma seule amie. J'étais traqué, pourchassé. Je commençai à vivre dans l'angoisse. Finalement, la haine que l'on me portait et la peur que j'inspirais furent mes meilleures alliées car plus personne n'osait s'aventurer dans ces parages. Ma légende se construisait malgré moi alors que je ne faisais rien. Il me suffisait de rester tranquille et de me terrer dans ces bois. Les Pokémons, prisonniers de leurs peurs, s'isolaient eux-mêmes.

Chaque camp vivait de son côté : deux mondes parallèles qui ne se parlaient pas, et j'étais tout seul dans le mien. La solitude devint ma seule compagne. J'appris à parler aux arbres et aux fleurs. J'apprivoisai tout un petit monde d'insectes dont je devins le maître ».

Ce disant, Nosferapti ouvrit une des boites si bien rangées près de sa couche et Draby découvrit avec admiration un petit monde miniature : un couple de Mimigals en train d'apprendre Sécrétion à une ribambelle de bébés. Dans une autre boite, de petits Chenipans se chatouillaient et se douchaient sous des jets de Dard-venins. Quand ils virent Nosferapti, les petits Pokémons s'agitèrent en riant. La chauve-souris referma les boites en souriant.

Nosferapti poursuivit :
« Voilà ma vie. Toi seul as eu le courage de venir par toi-même, le courage de m'affronter. Tu tiens ma vie entre tes mains, petit dragon. Tu connais la vérité, mais tu sais que jamais le villageois ne m'accepteront. Leur haine est à la mesure de la peur que j'inspire. On ne peut pas gommer toutes ces années d'un coup de baguette magique ».

Le petit Draby avait les yeux pleins de larmes. Il se jeta dans les bras de Nosferapti et les deux jeunes Pokémons, qui, chacun à sa manière, avaient été si solitaires et si avides d'amitié comprirent que ce qui les séparait était moindre que ce qui les réunissait. Une amitié indéfectible naquit et ils se jurèrent de rester amis pour toujours.

Nosferapti évolua peu après en Nosferalto. Draby chargea sur ses épaules la vieille peau abandonnée et revint au village. Il y fut accueilli en héros. Ses parents étaient au premier rang. Ce n'était partout que « Hourras » et cris de joie. La peur était morte avec le retour de Draby. Ce serait là le seul cadavre de l'histoire.

Quelque temps après, quand la tension fut retombée, Draby revint dans la forêt. Nosferalto l'attendait. Les deux amis se retrouvèrent avec joie et émotion et il en serait ainsi durant toute leur vie. Peu à peu, Draby parvint à faire comprendre aux villageois leur erreur d'avoir rejeté Nosferapti rien que sur son apparence.

L'apparence est trompeuse. Seuls comptent les actes et la valeur que l'on porte à soi-même et aux autres.... Tous les autres !
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MessagePosté le: Dim 29 Jan - 18:20 (2012) Sujet du message: Publicité

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